Pleione

Publié le 23 Février 2014

D. Don 1825

Surnommé « Indian crocus ».

Le nom du genre a été donné par Don et vient de « pleiôn » en grec qui signifie « plus nombreux », allusion au nombre de pseudobulbes qu’une plante peut développer.
Malgré tout, Don ne fut pas suivi dans sa distinction du genre et les Pleione furent placés dans le genre des Coelogyne. Il faut dire que les Pleione sont très proches évolutivement des Coelogyne. Il faudra attendre 1903 pour que le genre soit reconnu.

Le genre comprend une vingtaine d’espèces et 6 hybrides naturels.

Les Pleione sont épiphytes, terrestres ou lithophytes.
Ils sont originaires du Sud Est asiatique (Inde, Népal, Birmanie, Thaïlande, Vietnam et Laos). On en retrouve dans le Sud de la Chine et sur l’île de Taïwan.
Ce sont des plantes de montagne qui poussent entre 1000 et 3500 m d’altitude, voire 4300 m.

Les Pleione sont des orchidées sympodiales qui possèdent de petits pseudobulbes annuels coniques ou cylindriques. Ils poussent généralement les uns contre les autres. Des bulbilles se forment au sommet des pseudobulbes adultes de plusieurs espèces. Suivant les espèces, les pseudobulbes possèdent une à 2 feuilles à l’apex. Le feuillage est généralement caduque. Les feuilles sont plicates et longues de 7 à 30 cm. Les inflorescences prennent naissance à la base du pseudobulbe. Elles donnent une à 2 fleurs. La floraison est annuelle. Pour la majorité, elle a lieu au printemps. Pln. maculata, praecox et saxicola fleurissent en automne avant le repos hivernal.

Le secret de leur résistance au froid dans leur milieu naturel, réside dans la présence d’un manteau neigeux qui les maintiennent au sec sous le froid.

Conditions générales de culture :

  • Le seul Pleione que l’on puisse cultiver toute l’année dehors est le P. limprichtii qui résiste juque -17°c si le pseudobulbe est conservé au sec. Il faut donc protéger les plantes contre les pluies d’hiver (à l’aide d’un plastique par exemple) et contre le réchauffement trop brusque (terrain à l’ombre le matin). Le terrain doit être bien drainé (avec rajout de graviers et de sable).
  • Tous les autres Pleione se cultivent en serre froide avec des températures minimales de 5°c. Les hybrides et les espèces qui fleurissent en automne demandent des températures minimales nocturnes de 8-10°c et un maintien de leur substrat légèrement humide en hiver.
  • Culture en situation semi-ombragée avec un peu de soleil matinal.
  • Les plantes apprécient de fortes différences de températures entre le jour et la nuit.
  • Substrat : Il n’y a pas de compost idéal. Il doit être adapté suivant le mode d’arrosage… Le substrat doit être bien drainant tout en retenant une certaine humidité. On peut placer une couche de drainage (billes d’argile, cailloux, polystyrène…) d’1 cm environ au fond du pot. Le substrat peut être composé d’écorces de pin (2 parts), de charbon de bois ou de perlite (1 part) et de sphaigne (1 part). Certains cultivent les Pleione en sphaigne pure.
  • Calendrier de culture :
    - Mise en terrine en hiver quand les plantes n’ont plus leur feuillage.
    Le pot ne doit pas avoir une profondeur de plus de 7 cm.
    Pour les espèces à floraison automnale, il faut faire bien attention à ne pas casser les racines car les Pleione n’ont pas la capacité de renouveler leur système racinaire. On place les pseudobulbes au centre du pot de telle sorte que le 1/3 inférieur des pseudobulbes soit dans le substrat et les 2/3 supérieurs soient au-dessus. Il y a 3 exceptions : P. bulbocodioides, scopulorum et yunnanensis qui demandent d’avoir les pseudobulbes recouverts de sphaigne ou de mousse. Et puis, on n’arrose pas ! Les plantes sont maintenues au frais.
    - Quand les premières pousses apparaissent vers la fin janvier, on arrose très légèrement en laissant sécher le substrat.
    - En mars/avril, les espèces printanières fleurissent. A ce moment-là, on donne un peu plus d’eau.
    - Dès que le risque de gelées est écarté, les plantes peuvent sortir dans un coin mi-ombragé.
    - En été, les plantes demandent beaucoup d’eau et d’engrais pour produire de gros pseudobulbes.
    Il faut les placer dans un endroit frais, ne dépassant pas 25°c.
    - En septembre, on diminue les arrosages.
    Les espèces automnales fleurissent.
    - En octobre, les plantes perdent leur feuillage. On arrête les arrosages et on range les plantes dans un endroit frais entre 2 et 6°c.
    - Pendant l’hiver, on rempote les pseudobumbes après avoir coupé leurs racines à 2-3 mm des pseudobulbes. Si on ne peut les rempoter, on les maintient dans un endroit sec et frais jusqu’à la reprise de la végétation.

Rédigé par minique

Publié dans #orchidées

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