culture in vitro - 1ère partie

Publié le 17 Novembre 2009


Comme vendredi j'irai voir Erika sur son lieu de travail, je me suis renseignée un peu sur cette fameuse culture in vitro (en verre).


Un peu d’histoire…

 

Ce fut un médecin, Alfred Vulpian qui eut l'idée, le premier,  de cultiver des tissus animaux.
En 1859, il isole des fragments de queue de têtard et essaye de les cultiver dans l'eau. Bien qu'il obtienne la survie des cellules, elles ne se multiplient pas mais il peut démontrer ainsi la capacité de survie des cellules en dehors de l'organisme.

En 1902, le biologiste allemand Haberlandt  met au point un milieu de culture permettant plusieurs mois de survie à des cellules végétales isolées. Il formule l'hypothèse que les cellules végétales seraient totipotentes, c'est à dire qu'elles garderaient la capacité de former n'importe quel organe végétal et qu’elles seraient capable de régénérer un autre plant identique à celui dont elles sont issues.

Ce sont les travaux de Carrel  qui donnent  leur véritable élan aux cultures de cellules animales et lui valent le prix Nobel en 1912. Grâce à un milieu à base de plasma sanguin contenant des extraits embryonnaires il cultiva des cellules de cœur de poulet de façon indéfinie par repiquage régulier de la culture sur du milieu neuf. Les perfectionnements puis la standardisation de milieux adaptés à ce type de culture permirent de significatifs progrès dans le domaine médical. A l'heure actuelle, on est ainsi capable de produire de la peau humaine in vitro, très utile pour soigner les grands brûlés.

En 1922 Aux Etats-Unis, Robbins, et en Allemagne, Kotte, obtiennent la croissance de pointes de racines  pendant quelques mois seulement en cultivant des méristèmes. Les méristèmes sont des organes de la plante contenant des cellules à divisions intenses, situés au cœur des bourgeons et des extrémités de racines et à l'origine des tiges feuillées ou du système racinaire.

En 1926, Kurosawa (Formose) découvre l'action de la gibbérelline  sur la croissance, c'est la première fois qu'une substance hormonale est extraite d'une plante.

En 1934, White (USA) réussit la culture de racines de tomate. Son milieu de culture contient de l’eau, des sels minéraux, un extrait de levure, des sucres et une hormone végétale qui vient d’être découverte : l’auxine ou acide indolacétique. (En jardinerie nous trouvons de l’acide indolbutyrique, une auxine de synthèse, vendue comme hormone de bouturage).

En 1952, Morel et Martin obtiennent la régénération de plantes complètes à partir de méristèmes mis en culture.

En 1956, les cytokinines sont découvertes par Miller. Ce sont des hormones responsables des divisions cellulaires.

En 1962, Murashige et Skoog mettent au point le premier milieu de culture de base  de culture in vitro. Il s'agit d'un milieu contenant des éléments minéraux, des vitamines du groupe B, du sucre, auxines et cytokinines.

En 1971, Takébé réussit la régénération d'une plante complète à partir d'un protoplaste (cellule végétale sans paroi).

 

                                                                                  à suivre...

Rédigé par minique

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