Publié le 21 Novembre 2021

 

Petit rappel à tous : vous trouverez désormais tous mes articles concernant les orchidées sur le blog du club.

Si certain(e)s préfèrent que je les poste également sur ce blog-ci dites le moi. J'essayerais de faire mon possible pour les retranscrire ici.

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Rédigé par minique

Publié dans #orchidées

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Publié le 19 Novembre 2021

Pourquoi ?

La répétition d’une même plante au même endroit d’année en année engendre une « fatigue du sol » avec non seulement des carences en nutriments mais également un risque accru de maladies et de dégâts causés par les ravageurs. Une rotation annuelle des cultures avec une alternance d’espèces de légumes sur une même parcelle permet d’interrompre leur cycle de développement.

 

Comment ?

La rotation des cultures au potager demande un peu d’organisation. Il faut tout d’abord déterminer les plantes qui seront cultivées puis les séparer en différents groupes. Ensuite il faut établir le plan de rotation.

 

Les groupes de plantes

Chaque groupe reprend des caractéristiques communes aux plantes : les besoins nutritifs, la sensibilité aux maladies et aux ravageurs, la relation aux mauvaises herbes.

  • Plantes groupées selon leurs besoins nutritifs :

Certains légumes ont des racines superficielles, comme les légumes « feuilles » contrairement aux légumes « racines ». Les différents nutriments sont donc puisés à des profondeurs variables dans le sol. Certains légumes sont également de gros consommateurs de nutriments (courges, choux…) tandis que d’autres (radis, oignon…) se satisfont de peu. On définit classiquement 4 types de plantes au potager.

  1. Les légumes « feuilles »
    •  Exigeants en azote : épinard, fenouil, choux, plantes aromatiques annuelles…
    • Peu gourmands en azote : mâche, chou de Bruxelles…
  2. Les légumes « racines »
    • Très peu gourmands en éléments nutritifs : ail, échalote, oignon…
    • Moyennement gourmands en éléments nutritifs : betterave, carotte, panais, pomme de terre, radis…
  3. Les légumes « fruits »
    • Très exigeants en éléments nutritifs : concombre, courgette, potiron, tomate…
  4. Plantes améliorantes et les engrais verts
    • Ne nécessitent pas d’amendements : fèves, pois, haricot, luzerne, sainfoin, moutarde, phacélie…
  • Plantes groupées selon leur sensibilité aux maladies et aux ravageurs :
  1. À la hernie du chou

   Brocoli, chou de Bruxelles, chou de Chine, chou pommé, radis…

  1. Aux nématodes

   Carotte, céleri, oignon, poireau…

  1. Aux verticillioses (maladies causées par des champignons)

   Aubergine, poivron, tomate…

  1. Cultures non sensibles

   Différents types de salades : chicorée, scarole, frisée, pain de sucre, laitue, mâche…

  • Plantes groupées selon leur relation aux mauvaises herbes :
  1. Plantes « salissantes »

   Favorisent le développement des mauvaises herbes : carotte, oignon, épinard…

  1. Plantes « nettoyantes »

   Limitent le développement des adventices : betterave, pomme de terre…

   La pomme de terre peut ainsi être intéressante à cultiver la première année sur un terrain précédemment en friche car elle est un excellent couvre-sol qui étouffe les herbes indésirables.

 

Le plan de rotation

La rotation des cultures peut se faire sur 3, 4, voire 6 ans pour les plus grands terrains, avec la possibilité d’intercaler un engrais vert.

Chaque groupe occupe une parcelle. Dans chacune de ces sections, les lignes de cultures sont organisées à favoriser les bons voisinages. Le groupe d’une parcelle migre chez son voisin d’année en année.

Certaines parcelles peuvent accueillir plusieurs cultures sur une saison.

D’une manière générale, il faut éviter d’avoir des périodes avec un sol nu entre les cultures car les cultures favorisent la vie biologique du sol et limitent l’érosion en stabilisant celui-ci. On peut y remédier en semant un engrais vert, en paillant le sol (feuilles mortes, fougères…). Le premier enrichit le sol en matières organiques (surtout en azote pour les légumineuses) et le paillis empêche la prolifération des adventices.

Voici des modèles à appliquer pour que la rotation des cultures ne devienne pas vite un casse-tête. Le jardin est divisé en plusieurs parcelles suivant la durée de la rotation.  On peut travailler en lignes ou en carrés (plus simples afin d’éviter les oublis).

  • Rotation sur 3 ans

Le jardin est divisé en 3 parcelles qui se suivront d’une année à l’autre de cette façon :

  • Rotation sur 4 ans

Année 1 :
Parcelle 1 : engrais vert, légumineuses (plantes améliorantes)
Parcelle 2 : légumes « feuilles » (bénéficient de l’azote apporté par les légumineuses dans les couches superficielles du sol)
Parcelle 3 : légumes « racines », « bulbes » (vont chercher les nutriments en profondeur)
Parcelle 4 : légumes « fruits » (comme ils sont gourmands, on peut leur faire bénéficier d’un apport en compost mûr)

Année 2 :
Les cultures de la section 4 se feront sur la section 3 ; celles de la 3 sur la 2, la 2 sur la 1 et la 1 sur la 4

Chaque année on poursuivra cette rotation d’un quart de tour.

Un autre schéma possible :
Parcelle
1 : légumes « feuilles »
Parcelle 2 : légumes « racines »
Parcelle 3 : engrais vert, légumineuses
Parcelle 4 : légumes « fruits », légumes « bulbes »

Chaque année on remonte la parcelle d’une unité.

À noter que les légumes peu gourmands peuvent supporter de revenir tous les 2 ans au même endroit. La plupart des autres demandent un délai de 3 à 4 ans. C’est pourquoi le modèle classique est basé sur une rotation de 4 ans.

  • Rotation sur 6 ans

Année 1 :
Parcelle 1 : plantes améliorantes
Parcelle 2 : plantes de la hernie du chou
Parcelle 3 : légumes « feuilles »
Parcelle 4 : légumes « fruits »
Parcelle 5 : légumes « racines »
Parcelle 6 : pommes de terre

Année 2 :
La parcelle 6 remplace la parcelle 5, qui remplace la parcelle 4, qui remplace la parcelle 3…

Chaque année on remonte donc d’une parcelle.

Remarque 

Certains jardins ne se prêtent pas à la rotation annuelle des cultures pour différentes raisons : culture de plantes vivaces ou bisannuelles, zone humide, mauvaise exposition au soleil, jardin trop petit, etc…

Les plantes vivaces qui se cultivent plusieurs années au même endroit seront cultivées en bordures tels les fraisiers, artichauts, rhubarbe, certaines plantes aromatiques…

Dans le cas d’un petit potager, le principe de la rotation est difficile, voire impossible quand le nombre de légumes différents est important. Dans ce cas, si on ne veut pas que le sol s’épuise vite, il faut apporter régulièrement de la matière organique par différentes techniques : paillis, compostage en surface, apport de compost plus ou moins décomposé (les courges et les tomates supportent un compost à moitié décomposé), culture d’engrais verts rapides en culture intercalaire au cours de la saison, éventuellement mise en jachère…

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Rédigé par minique

Publié dans #jardin

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Publié le 16 Novembre 2021

Comme à la mauvaise saison, nous commençons déjà à penser aux beaux jours, je vous ai rédigé un tableau pour planifier vos semis et plantations au potager suivant les bonnes et mauvaises associations.

Je l'ai laissé sous format Word pour que vous ayez plus facile de l'imprimer si vous le souhaitez.

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Rédigé par minique

Publié dans #jardin

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Publié le 28 Septembre 2021

 

Vivace florifère très rustique à fleurs semi-doubles rouge-rubis à coeur jaune et résistant à l'oidium.

 

 

La plante forme une touffe de 80 à 100 cm de haut. La floraison débute en septembre et se prolonge jusqu'à la mi-octobre. Elle est mellifère.

 

 

Culture :

- Plein soleil
- Sol ordinaire
- Tailler ou pincer à la mi-mai afin d'obtenir une plante plus compacte
- A diviser tous les 3 ou 4 ans pour garder une belle vigueur et une bonne floraison.

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Rédigé par minique

Publié dans #jardin

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Publié le 26 Septembre 2021

 

Sauge originaire d'Amérique du Sud (Brésil, Uruguay, Argentine) au port presqu'arbustif pouvant atteindre 1,5 à 2 mètres de hauteur en 2 ans.

Ses tiges sont semi-ligneuses et portent des épis d'une vingtaine de cm composés de fleurs d'un bleu profond à calice noir. La floraison est mellifère. Elle débute en été et se poursuit jusqu'aux premiers froids. Le feuillage est persistant en climat doux. Il dégage un léger parfum d'anis quand on le froisse. 

 

 

La plante est résistante à la sécheresse estivale. Elle affectionne des sols bien drainés, humifères, légers en situation ensoleillée ou à la mi-ombre.
Sa rusticité maximale serait de -10°c moyennant un bon paillage. Dans ce cas, on effectue une taille de la partie haute de la plante en fin de saison. Le gel détruit les parties aériennes de celle-ci. La sauge redémarre alors de la souche au printemps. Mais attention, l'humidité hivernale lui est fatale. 
Vu sa rapidité de croissance, elle peut être cultivée en annuelle. Pour la renouveller, il suffit d'en prélever, en août, des boutures à hiverner.
Cette sauge se cultive très bien en pot. On sort la plante en mai après les dernières gelées et on la remise dans un local au frais, hors gel, à l'automne. Durant cette période les arrosages sont réduits. Une taille sévère est excécutée au printemps lors du redémarrage de la plante.

 

 

Petit conseil si vous désirez l'adopter chez vous, cultivez-la à l'abri des vents forts car ses tiges sont cassantes.

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Rédigé par minique

Publié dans #jardin

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Publié le 25 Septembre 2021

 

Famille : scrophulaceriaceae

Le Verbascum chaixii est une vivace (qui peut se comporter comme bisannuelle) originaire d'Europe centrale et méridionale. 

La plante mesure environ 1 mètre de haut. Elle présente une rosette basale de feuilles duveteuses de couleur vert-gris. La floraison a lieu de juin à août-septembre. Les fleurs se présentent en épis denses. Elles sont de couleur blanc crème à gorge rouge violacé. La variété 'Album' est une forme à corolle blanche. La plante est méllifère et bien rustique (-15°c). Dans le jardin, elle apporte de la verticalité aux massifs.

 

 

Cette molène apprécie le soleil, un sol calcaire bien drainé (voire sec), caillouteux. En terrain léger elle se ressème facilement. Pour favoriser une remontée, il suffit de couper les inflorescences fanées. 

Le semis s'effectue en automne (mais attention aux gelées si les rosettes sont petites) ou au printemps. Comme les graines sont minuscules, on les mélange avec du sable. A signaler qu'elles ont besoin de lumière pour germer. Il ne faut donc pas les recouvrir. Enfin, les graines restent viables une dizaine d'années.

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Rédigé par minique

Publié dans #jardin

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Publié le 27 Août 2021

Voici le dernier châle que je viens de tricoter.

Au départ, il ne ressemble pas à grand chose mais après le blocage...

... Je suis très heureuse du résultat.

Les explications se trouvent ici.

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Rédigé par minique

Publié dans #mes p'tites mains ont fait...

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Publié le 28 Juillet 2021

 

Voici une crème répulsive contre les moustiques. Elle a l'avantage en plus de pouvoir soulager les piqûres d'insectes.

Pour la réaliser, je prépare, dans un premier temps, une huile de plantain lancéolé.
Après avoir cueilli des feuilles, je les laisse se flétrir pendant 2-3 jours à l'ombre dans un endroit bien aéré (cela permet une meilleure conservation de l'huile car l'eau contenue dans les feuilles se sera évaporée). Ensuite je les coupe en petits morceaux que je dépose dans un bocal. Je les recouvre d'huile (olive, tournesol, amande douce, jojoba, etc.) et referme le récipient. On laisse macérer la préparation pendant 3 semaines-1 mois derrière une vitre tout en remuant de temps en temps. Il ne reste plus qu'à filtrer en pressant bien les feuilles et mettre l'huile dans une bouteille teintée si on ne la garde pas dans une armoire.
Pour ceux et celles qui ne veulent pas patienter aussi longtemps, il est possible de préparer l'huile en la chauffant légèrement au bain-marie pendant environ 1 heure. Quand elle a pris une couleur un peu verdâtre et qu'elle se parfume, elle est prête.
Cette huile soulage telle quelle les piqûres d'insectes et est cicatrisante.

Pour faire la crème, j'utilise ma recette habituelle. A savoir : 6 parts d'hydrolat (eau de rose, eau florale d'hamamélis, etc.), 3 parts d'huile végétale (dans notre cas de l'huile de plantain) et 2 parts de cire émulsifiante. Comme volume de part je prends une mesurette de 5 ml (celle utilisée en pharmacie pour les sirops). On obtient ainsi 55 ml de crème. C'est amplement suffisant.
La procédure est très simple : il suffit de mettre tous les ingrédients ensemble dans un petit bol préalablement stérilisé et de le chauffer doucement au bain-marie jusqu'à ce que la cire soit fondue. Ensuite on fouette énergiquement, hors feu, jusqu'à l'obtention d'une consistance crémeuse. 
Pour ma part j'utilise un conservateur (du Cosgard : 5 gouttes). On peut le remplacer par une capsule de vitamine E que l'on ouvre et que l'on vide dans la crème. Sans conservateur, la crème ne se garde qu'une semaine au réfrigérateur.
Enfin on ajoute les huiles essentielles : 10 gouttes et on verse la crème dans un pot (stérilisé lui aussi).
Pour les huiles essentielles, j'ai choisi : 2 gouttes de géranium rosat (répulsif), 3 gouttes d'eucalyptus citronné (répulsif et anti-inflammatoire), 2 gouttes de menthe poivrée (anti-inflammatoire), 3 gouttes de lavande vraie (apaisante et répulsive). Mais il existe toute une série d'huiles essentielles qui conviennent bien comme la citronnelle de Java, le lavandin, les clous de girofle, le basilic, l'arbre à thé, etc. A vous de voir ce que vous avez déjà chez vous car inutile non plus d'acheter une multitude d'huiles essentielles.

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Rédigé par minique

Publié dans #révolution dans les placards

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Publié le 27 Juillet 2021

Famille : caryophyllaceae

Petite vivace de 10 à 20 cm de haut qui fleurit de juin à août. Elle est endémique des Alpes du Sud italiennes entre le lac de Côme et le lac de Garde où elle forme des rosettes dans l'humus sur des éboulis calcaires entre 1400 et 2450 mètres d'altitude. Ses fleurs sont relativement grandes et rappellent un peu celles des dianthus.

Son nom lui a été donné en l'honneur de Maria Elisabeth de Savoyen-Carnigan (1800-1856) épouse du vice-roi de Lombardie-Vénétie à l'époque de sa découverte (1832).

 

 

Elle convient comme plante de rocaille ou de bordure. Elle peut aussi être cultivée en pot. Elle demande le soleil ou la mi-ombre, est rustique (zone 6 à zone 9) mais n'apprécie pas trop l'humidité hivernale. Elle est résistante au vent et à la sécheresse.

Le semis s'effectue dès la mi-janvier à température ambiante puis en le transférant en milieu froid après 2 semaines. Il est possible de faire un semis sur place en août-septembre pour obtenir une floraison l'année suivante.
 

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Rédigé par minique

Publié dans #jardin

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Publié le 26 Juillet 2021

Le vin d'Euphrosyne est un vin aromatisé aux fleurs de bourrache.

Il est très simple à préparer. Il vous faut :
- 1/2 litre de vin blanc sec
- 5 cl d'alcool pour fruits ou d'eau-de-vie
- 50 g de sucre
- des fleurs de bourrache (au plus il y de fleurs, au plus le goût sera prononcé)

Mettre le tout dans un pot fermé hermétiquement. Mélanger. Laisser macérer pendant une semaine à la lumière naturelle tout en remuant régulièrement. Filtrer et mettre en bouteille. 
A noter qu'il est possible de rajouter des fleurs quotidiennement selon votre récolte.

Ce vin se sert en apéritif. Il aurait des vertus euphorisantes.

Euphrosyne était une des 3 Kharites (assimilées aux Grâces par les Romains). Elle représente la joie de vivre, l'allégresse, la bonne humeur.

 

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Rédigé par minique

Publié dans #plaisirs gourmands

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