Publié le 26 Septembre 2021

 

Sauge originaire d'Amérique du Sud (Brésil, Uruguay, Argentine) au port presqu'arbustif pouvant atteindre 1,5 à 2 mètres de hauteur en 2 ans.

Ses tiges sont semi-ligneuses et portent des épis d'une vingtaine de cm composés de fleurs d'un bleu profond à calice noir. La floraison est mellifère. Elle débute en été et se poursuit jusqu'aux premiers froids. Le feuillage est persistant en climat doux. Il dégage un léger parfum d'anis quand on le froisse. 

 

 

La plante est résistante à la sécheresse estivale. Elle affectionne des sols bien drainés, humifères, légers en situation ensoleillée ou à la mi-ombre.
Sa rusticité maximale serait de -10°c moyennant un bon paillage. Dans ce cas, on effectue une taille de la partie haute de la plante en fin de saison. Le gel détruit les parties aériennes de celle-ci. La sauge redémarre alors de la souche au printemps. Mais attention, l'humidité hivernale lui est fatale. 
Vu sa rapidité de croissance, elle peut être cultivée en annuelle. Pour la renouveller, il suffit d'en prélever, en août, des boutures à hiverner.
Cette sauge se cultive très bien en pot. On sort la plante en mai après les dernières gelées et on la remise dans un local au frais, hors gel, à l'automne. Durant cette période les arrosages sont réduits. Une taille sévère est excécutée au printemps lors du redémarrage de la plante.

 

 

Petit conseil si vous désirez l'adopter chez vous, cultivez-la à l'abri des vents forts car ses tiges sont cassantes.

Voir les commentaires

Rédigé par minique

Publié dans #jardin

Repost0

Publié le 25 Septembre 2021

 

Famille : scrophulaceriaceae

Le Verbascum chaixii est une vivace (qui peut se comporter comme bisannuelle) originaire d'Europe centrale et méridionale. 

La plante mesure environ 1 mètre de haut. Elle présente une rosette basale de feuilles duveteuses de couleur vert-gris. La floraison a lieu de juin à août-septembre. Les fleurs se présentent en épis denses. Elles sont de couleur blanc crème à gorge rouge violacé. La variété 'Album' est une forme à corolle blanche. La plante est méllifère et bien rustique (-15°c). Dans le jardin, elle apporte de la verticalité aux massifs.

 

 

Cette molène apprécie le soleil, un sol calcaire bien drainé (voire sec), caillouteux. En terrain léger elle se ressème facilement. Pour favoriser une remontée, il suffit de couper les inflorescences fanées. 

Le semis s'effectue en automne (mais attention aux gelées si les rosettes sont petites) ou au printemps. Comme les graines sont minuscules, on les mélange avec du sable. A signaler qu'elles ont besoin de lumière pour germer. Il ne faut donc pas les recouvrir. Enfin, les graines restent viables une dizaine d'années.

Voir les commentaires

Rédigé par minique

Publié dans #jardin

Repost0

Publié le 27 Août 2021

Voici le dernier châle que je viens de tricoter.

Au départ, il ne ressemble pas à grand chose mais après le blocage...

... Je suis très heureuse du résultat.

Les explications se trouvent ici.

Voir les commentaires

Rédigé par minique

Publié dans #mes p'tites mains ont fait...

Repost0

Publié le 28 Juillet 2021

 

Voici une crème répulsive contre les moustiques. Elle a l'avantage en plus de pouvoir soulager les piqûres d'insectes.

Pour la réaliser, je prépare, dans un premier temps, une huile de plantain lancéolé.
Après avoir cueilli des feuilles, je les laisse se flétrir pendant 2-3 jours à l'ombre dans un endroit bien aéré (cela permet une meilleure conservation de l'huile car l'eau contenue dans les feuilles se sera évaporée). Ensuite je les coupe en petits morceaux que je dépose dans un bocal. Je les recouvre d'huile (olive, tournesol, amande douce, jojoba, etc.) et referme le récipient. On laisse macérer la préparation pendant 3 semaines-1 mois derrière une vitre tout en remuant de temps en temps. Il ne reste plus qu'à filtrer en pressant bien les feuilles et mettre l'huile dans une bouteille teintée si on ne la garde pas dans une armoire.
Pour ceux et celles qui ne veulent pas patienter aussi longtemps, il est possible de préparer l'huile en la chauffant légèrement au bain-marie pendant environ 1 heure. Quand elle a pris une couleur un peu verdâtre et qu'elle se parfume, elle est prête.
Cette huile soulage telle quelle les piqûres d'insectes et est cicatrisante.

Pour faire la crème, j'utilise ma recette habituelle. A savoir : 6 parts d'hydrolat (eau de rose, eau florale d'hamamélis, etc.), 3 parts d'huile végétale (dans notre cas de l'huile de plantain) et 2 parts de cire émulsifiante. Comme volume de part je prends une mesurette de 5 ml (celle utilisée en pharmacie pour les sirops). On obtient ainsi 55 ml de crème. C'est amplement suffisant.
La procédure est très simple : il suffit de mettre tous les ingrédients ensemble dans un petit bol préalablement stérilisé et de le chauffer doucement au bain-marie jusqu'à ce que la cire soit fondue. Ensuite on fouette énergiquement, hors feu, jusqu'à l'obtention d'une consistance crémeuse. 
Pour ma part j'utilise un conservateur (du Cosgard : 5 gouttes). On peut le remplacer par une capsule de vitamine E que l'on ouvre et que l'on vide dans la crème. Sans conservateur, la crème ne se garde qu'une semaine au réfrigérateur.
Enfin on ajoute les huiles essentielles : 10 gouttes et on verse la crème dans un pot (stérilisé lui aussi).
Pour les huiles essentielles, j'ai choisi : 2 gouttes de géranium rosat (répulsif), 3 gouttes d'eucalyptus citronné (répulsif et anti-inflammatoire), 2 gouttes de menthe poivrée (anti-inflammatoire), 3 gouttes de lavande vraie (apaisante et répulsive). Mais il existe toute une série d'huiles essentielles qui conviennent bien comme la citronnelle de Java, le lavandin, les clous de girofle, le basilic, l'arbre à thé, etc. A vous de voir ce que vous avez déjà chez vous car inutile non plus d'acheter une multitude d'huiles essentielles.

Voir les commentaires

Rédigé par minique

Publié dans #révolution dans les placards

Repost0

Publié le 27 Juillet 2021

Famille : caryophyllaceae

Petite vivace de 10 à 20 cm de haut qui fleurit de juin à août. Elle est endémique des Alpes du Sud italiennes entre le lac de Côme et le lac de Garde où elle forme des rosettes dans l'humus sur des éboulis calcaires entre 1400 et 2450 mètres d'altitude. Ses fleurs sont relativement grandes et rappellent un peu celles des dianthus.

Son nom lui a été donné en l'honneur de Maria Elisabeth de Savoyen-Carnigan (1800-1856) épouse du vice-roi de Lombardie-Vénétie à l'époque de sa découverte (1832).

 

 

Elle convient comme plante de rocaille ou de bordure. Elle peut aussi être cultivée en pot. Elle demande le soleil ou la mi-ombre, est rustique (zone 6 à zone 9) mais n'apprécie pas trop l'humidité hivernale. Elle est résistante au vent et à la sécheresse.

Le semis s'effectue dès la mi-janvier à température ambiante puis en le transférant en milieu froid après 2 semaines. Il est possible de faire un semis sur place en août-septembre pour obtenir une floraison l'année suivante.
 

Voir les commentaires

Rédigé par minique

Publié dans #jardin

Repost0

Publié le 26 Juillet 2021

Le vin d'Euphrosyne est un vin aromatisé aux fleurs de bourrache.

Il est très simple à préparer. Il vous faut :
- 1/2 litre de vin blanc sec
- 5 cl d'alcool pour fruits ou d'eau-de-vie
- 50 g de sucre
- des fleurs de bourrache (au plus il y de fleurs, au plus le goût sera prononcé)

Mettre le tout dans un pot fermé hermétiquement. Mélanger. Laisser macérer pendant une semaine à la lumière naturelle tout en remuant régulièrement. Filtrer et mettre en bouteille. 
A noter qu'il est possible de rajouter des fleurs quotidiennement selon votre récolte.

Ce vin se sert en apéritif. Il aurait des vertus euphorisantes.

Euphrosyne était une des 3 Kharites (assimilées aux Grâces par les Romains). Elle représente la joie de vivre, l'allégresse, la bonne humeur.

 

Voir les commentaires

Rédigé par minique

Publié dans #plaisirs gourmands

Repost0

Publié le 4 Juillet 2021

Cela fait bien longtemps que je ne vous ai montré les fleurs du jardin. En voici, enfin, quelques unes :

Geranium Gravetye

Cosmos Late Sensation Yellow perdus dans un fouillis.

Rosier Ballerina

Bourrache

Ornithogalum magnum et Achillea millefolium 'Pink Grapefruit' (qui s'est hybridée avec l'achillée millefeuille de la pature).

Planté au printemps (à racines nues), le rosier Irène Watts.

Derrière lui la scabieuse du Caucase (Scabiosa Caucasia 'Alba').

 

Lonicera heckrottii

Polygonaum polymorphum 'Johanniswolke'

Galega x hartlandii 'Lady Wilson' à côté d'un rosier Schubert planté lui aussi cette année.

De plus près :

 

Et le rosier :

 

Deutzia scabra

Dianthus carthusianum

Verbascum chaixii 'Album'

Thalictrum 'Elin'

Philadelphus (seringat) Innocence

Rosier Mila

Thymus praecox 'Albiflorus'

Salvia 'Nachtvlinder'

Rosier American Pillar

Epinard

 

Bonne fin de week-end à tous.

Voir les commentaires

Rédigé par minique

Publié dans #jardin

Repost0

Publié le 24 Juin 2021

La voilà qui s'éclate sous la pluie.

Ses fleurs sont de couleurs blanches parsemées de violet rosâtre.

Voir les commentaires

Rédigé par minique

Publié dans #plantes d'intérieur

Repost0

Publié le 23 Juin 2021

Bonjour à tous,

Comme vous le savez, je suis membre du club d'orchidées à Montigny-le-Tilleul.

Je viens de créer un blog pour celui-ci car c'est plus facile à gérer, pour moi, que le site où j'avais régulièrement des bugs avec les images.
Je reprends pas mal d'anciens articles de ce blog-ci, parfois avec quelques corrections ou rajoutes et, je crois, une meilleure lisibilité des différentes infos sur le monde des orchidées puisque différentes catégories qui y sont proposées ainsi que des liens actifs sur les différentes pages.
Les commentaires y sont ouverts et j'espère que les membres suivront pour nous montrer, à l'occasion, leurs belles floraisons.

Voici le l'adresse : https://lamidesorchidees.over-blog.com

Au plaisir de vous lire là-bas aussi.

 

Voir les commentaires

Rédigé par minique

Repost0

Publié le 19 Juin 2021

Le rempotage est un soin indispensable, qu’il ne faut pas oublier et qui doit être réalisé avec certaines précautions, afin de conserver de belles plantes.

Pourquoi rempoter ?

Le rempotage doit être effectué pour deux raisons. La première est qu’au fil du temps le substrat de nos plantes se dégrade et se décompose suite aux arrosages, avec comme conséquence une destruction des racines. Ensuite, il permet à la plante de retrouver un « espace vital » plus adapté aux racines, que la plante se soit trop développée avec beaucoup de racines ou ait des racines pourries. Il importe cependant de limiter autant que possible les rempotages ; certaines orchidées les tolérant très mal.

Quand rempoter ?

Le moment idéal pour rempoter une plante est celui où la plante se trouve en période végétative très active.

Pour les orchidées sympodiales (celles qui se développent en formant des pseudo-bulbes : Cattleya, Dendrobium, Cymbidium, etc.) : lors du démarrage des nouvelles pousses à la base des pseudo-bulbes avant que la plante n’émette de nouvelles racines.

Pour les orchidées monopodiales (celles qui ont une seule tige qui grandit au fil du temps : Phalaenopsis, Vanda, Angraecum, etc.) : lors de l’apparition de nouvelles racines ou éventuellement d’une nouvelle feuille.

Il ne faut jamais rempoter une plante qui est en fleurs ou sur le point de fleurir car le stress engendré par le rempotage peut faire avorter la floraison. De même, il est préférable d’éviter de rempoter les plantes durant la période de novembre à la mi-février quand les jours sont les plus courts.

Les plantes seront rempotées tous les 2-3 ans sauf les jeunes plantes et les Paphiopedilum qui seront rempotés tous les ans.

Les signes qu’il faut regarder pour savoir si une orchidée a besoin d’être rempotée sont :

  • Un pot trop petit par rapport au développement racinaire avec des racines qui se développent en dehors de celui-ci.
  • Le développement de pseudo-bulbes en dehors du pot ou contre le bord de celui-ci.
  • Un substrat mal adapté à la culture habituelle et trop difficile à gérer (laine de roche, tourbe, etc.).
  • Une plante dont les racines sont en mauvais état sanitaire ou devenues trop peu nombreuses par rapport à la taille du pot quand la plante émet de nouvelles racines ou un nouveau pseudo-bulbe.

Il faut toujours vérifier la nature et l’état du substrat après l’achat d’une plante. Lors de celui-ci il est souvent difficile de savoir la date du dernier rempotage. Si la plante ne présente pas de signes qui justifient un rempotage urgent, on peut considérer que celui-ci remonte à environ 1 an. Souvent, des plantes acquises en jardinerie sont installées dans de la tourbe pure et il est donc prudent de les rempoter (en fonction de l’avancement de la floraison).

S’il y a urgence à rempoter, mais que l’état sanitaire de la plante ou que la saison ne le permet pas, il y a la possibilité de mettre, transitoirement en attendant un meilleur moment, son pot dans un second pot plus grand et de remplir l’espace entre les deux pots avec un substrat approprié.

Choisir son substrat

Dans la nature les orchidées poussent dans des milieux extrêmement diversifiés. La plupart d’entre-elles, celles appelées épiphytes, vivent accrochées aux troncs et aux branches des arbres qu’elles n’utilisent que comme support. Cela permet aux racines de respirer, de profiter de la pluie et de l’humidité ambiante. Ces orchidées puisent leur nourriture dans les débris organiques (essentiellement végétaux) dispersés par le vent et la pluie dans les anfractuosités des écorces. C’est ce qu’il faut essayer de reproduire en culture. Le substrat du pot n’est pas là pour nourrir la plante (ce sont les engrais qui servent à remplir ce rôle) mais pour maintenir un niveau d’humidité autour des racines tout en permettant une bonne circulation d’air.

En pratique, professionnels et amateurs finissent par inventer leurs propres substrats.

Substrats à base d’écorces

Ils sont composés essentiellement de morceaux d’écorces de pins (80 à 90%) avec de l’argile expansé, un peu de polystyrène, de la mousse synthétique, etc. et répondent très bien aux besoins des plantes. Ce sont eux les plus adaptés pour cultiver les orchidées dans nos intérieurs : ils retiennent raisonnablement l’eau des arrosages qui peut s’écouler rapidement sans stagner, l’air circule bien autour des racines, ils ne se dégradent pas trop vite.

Les écorces peuvent être utilisées pures mais il faut faire attention à choisir la bonne granulométrie.

Sphagnum

La sphaigne est recommandée pour les orchidées qui apprécient un substrat constamment humide. Elle régule naturellement les excès d’eau des arrosages et a des propriétés antiseptiques. Elle peut être mélangée à un substrat à base d’écorces de fine granulométrie (moitié-moitié). Elle demande des apports d’engrais foliaires et des rempotages fréquents (tous les 6 à 12 mois). Utilisée pure, elle stimule très bien l’apparition de nouvelles racines et de nouvelles pousses. Elle est donc recommandée lorsqu’une plante a son système racinaire détérioré, le temps du redémarrage de la végétation. Elle est aussi idéale pour faire démarrer des plantules lors de leur sortie de flacon. Celle trouvée dans le commerce provient de Nouvelle-Zélande ou du Chili sous forme de blocs séchés et compactés. Il faut bien la mouiller et l’essorer ensuite avant de l’utiliser.

Laine de roche

La laine de roche demande de la part des particuliers une bonne expérience en matière d’arrosages. D’une part, sa capacité à absorber et retenir l’eau peut favoriser un risque de pourriture des racines ; d’autre part, lorsqu’elle est sèche, elle peut absorber l’eau contenue dans les racines et engendrer une déshydratation de la plante. Comme elle est compacte, elle peut entraver la respiration au niveau des racines. Elle demande également quelques précautions de manipulation dont le port d’un masque et de gants. Elle peut être utilisée pure ou mélangée à un substrat à base d’écorces de fine granulométrie. Elle convient bien aux Paphiopedilum, Phragmipedium, Lycaste et Cymbidium.

Tourbe (blonde ou brune)

Difficile à garder humide (souvent trop mouillée ou trop sèche), la tourbe a, de plus, le désavantage de retenir les sels contenus dans les engrais et de ce fait risque d’occasionner des brûlures aux racines sauf si on utilise un engrais foliaire et que l’on rince bien le substrat à l’eau claire entre chaque fertilisation. Quand elle est trop compacte, elle n’assure pas une aération suffisante des racines et ne plait donc pas aux orchidées épiphytes. Par contre, elle peut être recommandée pour la culture des orchidées terrestres ou semi-terrestres qui apprécieront sa propension à retenir l’eau.

Fibre de coco

Elle peut être utilisée à la place ou en complément du Sphagnum. Elle joue un rôle similaire mais, néanmoins, avec un pouvoir d’absorption de l’eau un peu plus faible.

Lave (pouzzolane), tessons en terre cuite, argile expansée

Ces matières conviennent très bien à la culture dans les zones tropicales où l’atmosphère est saturée en humidité car elles évitent les problèmes de pourritures. Chez nous, elles sont ajoutées au substrat de base ou dans le fond du pot pour assurer un meilleur drainage. Elles ont l’avantage de favoriser le développement des racines à l’intérieur du pot.

Charbon de bois non traité

Attention, ici nous parlons de charbon de bois non traité et pas d’un charbon de bois traité comme celui utilisé pour les barbecues car celui-ci brûle les racines.

Ajouté au substrat de base, il est un excellent antiseptique qui permet de lutter contre la pourriture des racines et de prévenir une éventuelle infection bactérienne. Il est recommandé pour la culture d’orchidées qui demandent des arrosages fréquents et des substrats assez compacts.

Bouchons de liège

Ils peuvent être récupérés sur des bouteilles de vin car le tanin semble plaire aux orchidées. Ils peuvent être coupés en deux et mélangés au substrat de base. Ils plaisent bien aux Vanda et aux Phalaenopsis.

Terreau de feuilles

Il est possible d’ajouter 10 à 20% de terreau de feuilles ou de feuilles hachées de chêne, par exemple, au substrat de rempotage d’orchidées semi-terrestres gourmandes en engrais et ayant un fort développement.

En bref

Les qualités recherchées pour avoir un bon substrat sont :

  • Sa capacité à retenir l’eau en fonction des besoins de la plante.
  • Sa capacité à assurer un bon drainage afin d’éviter un risque de pourriture des racines.
  • Sa capacité à permettre une bonne circulation d’air autour des racines afin de permettre la respiration de celles-ci.
  • Sa capacité à faciliter l’adhérence des racines au support ou aux composants du substrat lui-même.
  • Sa résistance à la dégradation afin que le substrat puisse garder le plus longtemps ses propriétés d’origine et éviter de par là même une fréquence trop importante des rempotages.
Choisir le contenant
La composition du pot

Les professionnels ont abandonné l’usage des pots en terre cuite au profit des pots en plastique (de couleur ou transparents) pour des raisons pratiques (poids, maniabilité, arrosages plus fréquents, etc.) et économiques mais rien ne vous empêche d’employer des pots en terre cuite. Ceux-ci présentent de nombreux avantages. D’abord ils sont esthétiques et bien stables. Ils permettent également une meilleure respiration des racines et limitent les excès d’arrosages. Ils protègent les racines des excès de chaleur, ce qui convient très bien aux orchidées de serre froide. Par contre, ils sont plus chers que les pots en plastique et, du fait de leur meilleur drainage, demandent des arrosages plus fréquents. Ils retiennent également les sels contenus dans les engrais ce qui peut entrainer un risque de brûlures des racines et les racines adhèrent très fort à leurs parois et peuvent être fortement endommagées lors des rempotages.

Les pots en plastique transparents, quant à eux, ont l’avantage de permettre de voir au travers l’état sanitaire d’un certain nombre de racines et leur besoin en eau mais ils présentent l’inconvénient de favoriser le développement d’algues si aucun cache-pot n’est utilisé. À noter que les pots de couleur foncée retiennent plus la chaleur que les pots plus clairs, ce qui peut devenir gênant en été.

Pour donner un aspect plus naturel, on trouve aujourd’hui sur le marché des pots en fibres de noix coco compressées.

Pour les orchidées qui ne supportent pas d’avoir leurs racines enfermées dans un pot ainsi que pour celles dont la hampe florale démarre dans le substrat, il existe des paniers ajourés soit en plastique, soit sous forme de clayettes en bois. Il est possible également de les fabriquer soi-même à partir de grillage à larges mailles.

Quel que soit le pot choisi, il doit permettre un bon écoulement de l’eau.

La taille

Il ne faut pas oublier que dans la nature la plupart des orchidées se passent de substrat et qu’ainsi en culture elles pourraient très bien se passer de pot dans des conditions optimales de culture (hygrométrie de 70 à 80%, par exemple).

Le plus important est que la taille du pot soit proportionnelle au volume des racines et pas à celui de la plante.

Un pot d’un diamètre supérieur de 1 à 2 cm au pot précédent, pour une plante qui n’a pas perdu de racines, est suffisant. Il faut penser qu’au plus le pot est grand, au plus le volume de substrat est important et au plus les racines doivent être nombreuses afin d’absorber rapidement l’eau contenue dans celui-ci. Avec moins de racines, dans un tel pot, la plante consommera moins l’eau des arrosages et un risque de pourriture n’est pas exclu.

Une ou plusieurs plantes dans le pot ?

Il faut, de préférence, installer une seule plante par pot. En effet, les besoins des plantes peuvent différencier au cours de l’année et si une d’entre elles tombe malade, placées dans un même pot, on se retrouve avec un risque de contamination important. Par contre, il est permis de regrouper plusieurs plantes, installées chacune dans un pot particulier, dans un grand contenant (panier, coupe, etc.) car dans ce cas il est possible de retirer une plante dès que l’on s’aperçoit d’un problème sanitaire.

Comment rempoter ?
Avant le rempotage

Préparez à l’avance tout le matériel nécessaire : substrat, pots, sécateur, poubelle, de quoi stériliser votre sécateur entre chaque plante (briquet, petit réchaud à gaz), bain fongicide éventuel, etc.

Humectez le substrat et laissez-le reposer quelques heures pour qu’il soit à température ambiante et que ses composants aient le temps de bien s’imprégner d’eau.

La préparation de l’orchidée

Désinfectez les lames du sécateur à la flamme (cette opération doit être effectuée entre chaque plante).

Coupez les hampes florales, supprimez les vieilles feuilles.

Prenez la plante et maintenez-la au-dessus de la poubelle. Sortez-la du pot en tapant le pot brutalement contre le rebord de la table si nécessaire. Si les racines adhèrent au pot et que vous ne parvenez pas à retirer la plante, cassez ou coupez le pot.

Otez la totalité du vieux substrat tout en démêlant le plus possible les racines.

Eliminez les racines qui sont mortes, abîmées ou cassées. Raccourcissez les plus longues de quelques cm. Profitez de cette opération pour retirer les vieux pseudo-bulbes des orchidées sympodiales en sectionnant le rhizome à leur base ou pour diviser, éventuellement, votre plante (chaque division doit comporter au moins 4 ou 5 pseudo-bulbes vigoureux). Coupez la base des tiges dégarnie de racines des plantes monopodiales.

Un rapide trempage des racines dans une solution fongicide peut être fait après cette opération car il élimine le risque de pourriture.

Pour que les petites plaies occasionnées aux racines aient le temps de cautériser, attendez quelques heures (8 à 24h) avant de procéder à la mise en pot.

La mise en pot

Si les racines de l’orchidée sont trop sèches et cassantes, assouplissez-les en les trempant dans l’eau pendant 10 à 20 minutes avant la mise en pot.

Prenez un pot d’une taille correspondant au volume des racines.

Tapissez éventuellement le fond de billes d’argile, de pouzzolane ou de morceaux de polystyrène afin d’améliorer l’écoulement de l’eau. Recouvrez-le d’un peu de substrat.

D’une main, maintenez la plante au-dessus du pot et faites descendre, de l’autre main, les racines dans celui-ci. S’il s’agit d’une plante monopodiale, centrez-la dans le pot. S’il s’agit d’une orchidée sympodiale, placez la plante de manière à ce que les jeunes pousses soient à distance du bord. Veuillez à ce que les racines soient bien écartées les unes des autres. Le collet de votre plante (c’est-à-dire le point de jonction des racines et de la tige) ou les nouvelles pousses doivent arriver à environ 1 ou 2 cm du bord supérieur du pot.

Remplissez le pot de substrat en le faisant bien passer entre les racines. Pour finir, prenez le pot à deux mains en maintenant la plante et tapotez le fond de celui-ci sur votre plan de travail afin que le substrat passe bien entre tous les interstices. Rajoutez si besoin un peu de substrat. Vérifiez que la plante soit bien stable dans le pot afin de favoriser un meilleur enracinement.

Il est parfois nécessaire de tuteurer la plante pour la maintenir en place (et minimiser le risque de détérioration des jeunes racines) ou la diriger correctement. Par exemple, si l’orchidée a une certaine hauteur (Cattleya, Laelia, Vanda, etc.) ou si son feuillage est très important par rapport au volume de ses racines. Pour les orchidées monopodiales, le tuteur est mis contre la tige afin d’assurer son développement vertical. Il est enfoncé jusqu’au fond du pot et fixé à la plante par des liens. Pour les orchidées sympodiales, il faut faire attention à ne pas blesser les jeunes pousses, ni gêner leur croissance. Le plus simple est de le placer contre un ancien pseudo-bulbe. Plusieurs tuteurs sont parfois nécessaires.

Si la plante a perdu presque toutes ses racines, il est possible de la maintenir dans le pot avec un fil de fer souple enrobé de plastique et plié en deux (façon pince à chignon).

Pensez à étiqueter chaque plante en indiquant son nom et éventuellement la date du rempotage.

Après le rempotage

Le rempotage représente un stress pour la plante et il lui faudra quelques semaines pour récupérer et cicatriser d’éventuelles blessures au niveau des racines.

Il faut, dans un premier temps, éviter d’arroser la plante pendant 2 à 3 semaines car si les plaies encourues lors du rempotage sont mouillées, elles risquent de s’infecter (bactéries, champignons) et de pourrir. La fertilisation ne sera reprise qu’après environ 1 mois lorsque les nouvelles racines mesurent de 3 à 5cm.

Pour compenser cette absence d’arrosage, il est nécessaire de faire des vaporisations quotidiennes, de préférence le matin, sur la surface du substrat afin d’humidifier le premier cm de substrat qui est l’endroit où les nouvelles racines vont apparaître. On peut éventuellement vaporiser l’envers des feuilles (là où se trouvent les stomates).

La plante doit être maintenue dans un endroit lumineux à l’abri du soleil direct et des fortes chaleurs.

De légers bassinages (passages d’eau rapide à la surface du substrat) peuvent être faits pour des plantes qui détestent la sècheresse autour de leurs racines (Paphiopedilum, Phragmipedium, etc.).

En résumé
  • Ne rempotez pas vos plantes lors de la floraison ni en hiver.
  • Supprimez les racines mortes, abîmées ou trop nombreuses.
  • Rempotez vos plantes dans des pots au volume adapté à celui des racines.
  • Utilisez un substrat adapté aux orchidées.
  • Ne reprenez pas directement les arrosages.
Sources
  • BELLONE (Roger), Orchidées Guide de l’amateur, éditions Belin, Paris, 2004.
  • BERT (Isabelle), Orchidées Mode d’emploi – Pour bien choisir et cultiver toutes les orchidées, éditions Ulmer, Paris, 2006.
  • LECOUFLE (Françoise et Philippe), DUMONT (Vinciane), GARNAUD (Valérie), DESCOURVIERES (Pascal), La traité Rustica des orchidées, éditions Rustica, Paris, 2011.
  • LECOUFLE (Marcel), Le traité des Orchidées, éditions Artémis, Chamalières, 2005.

Voir les commentaires

Rédigé par minique

Publié dans #orchidées, #Le coin des débutants

Repost0